Impuissance. Ce que les médias vous ont annoncé pour 2014

Impuissance : ce que les médias vous annoncent pour 2014

Très régulièrement les médias vous annoncent de nouveaux produits miracles pour les problèmes sexuels des hommes comme des femmes.

Pour les femmes aucun produit nouveau n’est annoncé pour 2014.
Pour les hommes 2014 sera une année faste car deux nouveaux produits sont programmés.

Un nouveau Viagra® :
Un nouveau Viagra®, c’est-à-dire un nouveau médicament de la même famille, a en effet été commercialisé en France en avril 2014, sous le nom de Spedra®.
Ce n’est donc pas une révolution, mais un élargissement de l’arsenal thérapeutique destiné aux impuissants et à ceux qui souffrent d’érections insuffisantes.

Une pommade pour les impuissants :
Pour la fin 2014 un autre médicament pour les impuissants devrait aussi être commercialisé en France.
Comme certains hommes impuissants ne réagissent pas ou plus aux médicaments sous forme de comprimés il leur reste à se faire des injections dans le pénis avant chaque rapport d’un certain médicament plus puissant que les médicaments de la famille du Viagra®

Ce nouveau médicament, sous le nom de Vitaros®, se présentera sous forme de pommade et donc devrait être plus facile d’emploi que celui qu’on injecte avec une aiguille dans le pénis.
Malheureusement, si le taux de succès d’une injection dans le pénis est voisin de 100%, le taux de succès de cette pommade semble être aux alentours de 50% et donc risque de provoquer beaucoup de déceptions.

Quoi de nouveau pour les hommes en 2014 ?

Le Spedra®

Il est amusant de penser que l’action du Viagra® a été trouvée par hasard.
En effet, la molécule chimique du Viagra® était testée comme vaso-dilatateur potentiel des artères coronaires et ceux qui étaient ainsi traités ont fait remarquer qu’ils avaient nettement amélioré leurs performances sexuelles !

Avec le Viagra® est donc apparue une nouvelle classe thérapeutique qu’on a appelé la classe des IPDE5.

Le Viagra® a été commercialisé en France en 1998 et a été génériqué au milieu de l’année 2013.

Le Viagra® a représenté véritablement une révolution dans le traitement des troubles de l’érection car pour la première fois un médicament à prendre par voie orale s’est avéré extrêmement efficace, à l’inverse des psychothérapies de tous poils jusque-là en vain proposé pour ce genre de problème.

En 2004 ont été commercialisés en France deux autres médicaments de la famille des IPDE5 : le Lévitra® et le Cialis®.
Le Lévitra® est constitué d’une molécule très voisine du Viagra® tandis que le Cialis® est composé d’une molécule totalement différente qui lui a conféré un avantage certai : le Cialis® reste généralement actif pendant 2 à 3 jours contre quelques heures seulement pour le Viagra® et le Lévitra®.

En avril 2014 a été commercialisé en France un quatrième IPDE5 sous le nom de Spedra®, dont la molécule qui le compose est très différente à la fois du Viagra® et Lévitra® et du Cialis®.
Il est présenté comme ayant une durée d’efficacité intermédiaire entre celle du Viagra®/Lévitra® et du Cialis® et comme ayant moins d’effets secondaires que tous les précédents.

Le Vitaros®

Dès le début des années 80, donc bien avant la sortie commerciale en France du Viagra®, le premier traitement efficace de l’impuissance masculine avait été inventé et expérimenté à Paris par l’urologue Ronald Virag.

Traitement très efficace mais qui nécessitait une injection intra-pénienne, avant chaque rapport sexuel, ce qui limitait forcément sa diffusion.
Au début il s’agissait d’une injection de papavérine, vaso-dilatateur connu depuis longtemps, puis la papavérine a été remplacée par une molécule de la famille des prostaglandines appelée alprostadil.

Au début des années 2000 un laboratoire a eu l’idée, pour éviter l’injection intra-pénienne, de proposer de l’aprostadil à introduire dans l’urètre grâce à une petite canule, commercialisé sous le nom de Muse®.

En fait ce geste n’est pas plus simple qu’une injection intra-pénienne, et il est finalement plus douloureux qu’une injection intra-pénienne qui est totalement indolore, et surtout le résultat était extrêmement variable selon les hommes et selon les jours et donc très décevant alors que l’injection intra-pénienne est constamment efficace lorsque la dose optimale a été trouvée.

Depuis quelque temps est annoncée à la télévision française une crème déjà commercialisée au Canada sous le nom de Vitaros®.
Il s’agit d’une crème à l’alprostadil qui est beaucoup plus simple d’utilisation que Muse® puisqu’il suffit de l’appliquer sur le méat sans intrusion dans l’urètre.

Cette crème devrait être commercialisée en France d’ici la fin de l’année 2014, et sous le même nom de Vitaros®, par le laboratoire Majorelle.

Reste à savoir s’il sera facile de trouver la bonne dose efficace et si cette dose sera constamment efficace, étant donné que les paramètres d’absorption du produit dans la peau et les muqueuses peuvent varier facilement d’un jour à l’autre.

Et de fait il y aura beaucoup de déçus car Vitaros lors des essais cliniques, n’a pas fait mieux que Muse : 1 fois sur 2 c’est un échec.

Impuissance. Tout est dans la tête ? Faux !

Impuissance : ce que les médias vous annoncent pour 2014

Très régulièrement les médias vous annoncent de nouveaux produits miracles pour les problèmes sexuels des hommes comme des femmes.

Pour les femmes aucun produit nouveau n’est annoncé pour 2014.
Pour les hommes 2014 sera une année faste car deux nouveaux produits sont programmés.

Un nouveau Viagra® :
Un nouveau Viagra®, c’est-à-dire un nouveau médicament de la même famille, a en effet été commercialisé en France en avril 2014, sous le nom de Spedra®.
Ce n’est donc pas une révolution, mais un élargissement de l’arsenal thérapeutique destiné aux impuissants et à ceux qui souffrent d’érections insuffisantes.

Une pommade pour les impuissants :
Pour la fin 2014 un autre médicament pour les impuissants devrait aussi être commercialisé en France.
Comme certains hommes impuissants ne réagissent pas ou plus aux médicaments sous forme de comprimés il leur reste à se faire des injections dans le pénis avant chaque rapport d’un certain médicament plus puissant que les médicaments de la famille du Viagra®

Ce nouveau médicament, sous le nom de Vitaros®, se présentera sous forme de pommade et donc devrait être plus facile d’emploi que celui qu’on injecte avec une aiguille dans le pénis.
Malheureusement, si le taux de succès d’une injection dans le pénis est voisin de 100%, le taux de succès de cette pommade semble être aux alentours de 50% et donc risque de provoquer beaucoup de déceptions.

Quoi de nouveau pour les hommes en 2014 ?

Le Spedra®

Il est amusant de penser que l’action du Viagra® a été trouvée par hasard.
En effet, la molécule chimique du Viagra® était testée comme vaso-dilatateur potentiel des artères coronaires et ceux qui étaient ainsi traités ont fait remarquer qu’ils avaient nettement amélioré leurs performances sexuelles !

Avec le Viagra® est donc apparue une nouvelle classe thérapeutique qu’on a appelé la classe des IPDE5.

Le Viagra® a été commercialisé en France en 1998 et a été génériqué au milieu de l’année 2013.

Le Viagra® a représenté véritablement une révolution dans le traitement des troubles de l’érection car pour la première fois un médicament à prendre par voie orale s’est avéré extrêmement efficace, à l’inverse des psychothérapies de tous poils jusque-là en vain proposé pour ce genre de problème.

En 2004 ont été commercialisés en France deux autres médicaments de la famille des IPDE5 : le Lévitra® et le Cialis®.
Le Lévitra® est constitué d’une molécule très voisine du Viagra® tandis que le Cialis® est composé d’une molécule totalement différente qui lui a conféré un avantage certai : le Cialis® reste généralement actif pendant 2 à 3 jours contre quelques heures seulement pour le Viagra® et le Lévitra®.

En avril 2014 a été commercialisé en France un quatrième IPDE5 sous le nom de Spedra®, dont la molécule qui le compose est très différente à la fois du Viagra® et Lévitra® et du Cialis®.
Il est présenté comme ayant une durée d’efficacité intermédiaire entre celle du Viagra®/Lévitra® et du Cialis® et comme ayant moins d’effets secondaires que tous les précédents.

Le Vitaros®

Dès le début des années 80, donc bien avant la sortie commerciale en France du Viagra®, le premier traitement efficace de l’impuissance masculine avait été inventé et expérimenté à Paris par l’urologue Ronald Virag.

Traitement très efficace mais qui nécessitait une injection intra-pénienne, avant chaque rapport sexuel, ce qui limitait forcément sa diffusion.
Au début il s’agissait d’une injection de papavérine, vaso-dilatateur connu depuis longtemps, puis la papavérine a été remplacée par une molécule de la famille des prostaglandines appelée alprostadil.

Au début des années 2000 un laboratoire a eu l’idée, pour éviter l’injection intra-pénienne, de proposer de l’aprostadil à introduire dans l’urètre grâce à une petite canule, commercialisé sous le nom de Muse®.

En fait ce geste n’est pas plus simple qu’une injection intra-pénienne, et il est finalement plus douloureux qu’une injection intra-pénienne qui est totalement indolore, et surtout le résultat était extrêmement variable selon les hommes et selon les jours et donc très décevant alors que l’injection intra-pénienne est constamment efficace lorsque la dose optimale a été trouvée.

Depuis quelque temps est annoncée à la télévision française une crème déjà commercialisée au Canada sous le nom de Vitaros®.
Il s’agit d’une crème à l’alprostadil qui est beaucoup plus simple d’utilisation que Muse® puisqu’il suffit de l’appliquer sur le méat sans intrusion dans l’urètre.

Cette crème devrait être commercialisée en France d’ici la fin de l’année 2014, et sous le même nom de Vitaros®, par le laboratoire Majorelle.

Reste à savoir s’il sera facile de trouver la bonne dose efficace et si cette dose sera constamment efficace, étant donné que les paramètres d’absorption du produit dans la peau et les muqueuses peuvent varier facilement d’un jour à l’autre.

Et de fait il y aura beaucoup de déçus car Vitaros lors des essais cliniques, n’a pas fait mieux que Muse : 1 fois sur 2 c’est un échec.

LE VELO REND IMPUISSANT

Le vélo rend impuissant !

C’est parce que l’impuissance est devenue à une époque un fléau chez les cyclistes professionnels et chez les amateurs acharnés que certains médecins ont fait la relation entre impuissance et pratique intensive du vélo.

L’explication en était simple : le contact prolongé de la selle étroite et dure avec le périnée provoque un écrasement des artères du pénis et en particulier au niveau où se trouvent les clapets de fermeture de ces artères, qui ne se ferment plus complètement, et une fuite veineuse s’installe qui empêche l’érection de se maintenir.

Mais il y a pire !
Certains cyclistes se plaignaient d’insensibilité ou de fourmillement au niveau du pénis et dans ce cas il s’agit d’une atteinte neurologique ou neuromusculaire et c’est encore plus grave car les nerfs qui commandent l’érection sont alors abîmés.

La meilleure prévention pour éviter ces graves désagréments sont les selles, devenues courante maintenant, qui sont carrément échancrées en leur milieu dans le sens de la longueur : ainsi le périnée ne touche plus la selle.

Le vélo est-il un ennemi de l’homme ?

Les méfaits du vélo

Aucun sport ou loisir n’a eu autant d’engouement durant ces 30 dernières années que le cyclisme sous toutes ses formes.

Et depuis longtemps ceux qui passent beaucoup de temps sur leur vélo ont subi divers désagréments liés au contact trop prolongé de la selle du vélo avec l’entre-jambes appelé médicalement périnée.

Ce sont d’abord les professionnels et les semi-professionnels qui ont noté différents troubles, avant l’extension de la pratique par beaucoup d’amateurs.

Tout le monde a entendu parler des irritations du périnée qui conduisent souvent à l’apparition de furoncles douloureux, qui sont l’infection sévère de la base de poils.

Inconnu du public mais bien connu des anciens coureurs cyclistes il faut citer une curiosité appelé par les professionnels le troisième testicule et qui est une réaction à une irritation trop longue du périnée.

En fait il y a deux types bien distincts de troisième testicule :
• une tuméfaction solide, pleine d’un tissu inflammatoire qui se sclérose peu à peu
• un kyste contenant du liquide et qui est du point de vue médical un hygroma ischiatique

Un autre méfait du vélo

Depuis fort longtemps nombre de cyclistes faisant beaucoup de kilomètres se sont plaint de troubles parfois sévères de l’érection.

Mais ils n’avaient pas fait le lien entre leur problème sexuel et leur activité sportive et les médecins pas plus jusqu’à un passé récent.

Cependant, Un pionnier de la sexologie française, injustement oublié, Gérard Zwang, urologue de formation, qui a écrit le seul manuel de sexologie ayant jamais existé, malheureusement ancien et jamais remis à jour, a opéré dès les années 70 de nombreux patients cyclistes, en général professionnels ou semi-professionnel, pour réparer la fuite veineuse provoquée par le contact intensif et trop long entre la selle et le périnée.
Quelques urologues actuellement ont repris le flambeau et pratiquent cette opération, mais il faut savoir que si elle s’avère bien souvent efficace et redonne une bonne érection au patient opéré elle est souvent d’efficacité très limitée dans le temps, et donc, au final, plutôt décevante.

Mais il y a encore pire

En dehors des coureurs cyclistes qui peu à peu se voyaient devenir impuissants il y avait ceux qui pendant les courses ressentaient des sensations étranges ou inquiétantes : fourmillements dans le pénis, sensations bizarres, perte de la sensibilité, endormissement du pénis.

Dans ce cas-là c’est grave car il s’agit d’une atteinte neurologique ou neuro-musculaire qui indique que les nerfs de l’érection sont abîmés : il est alors grand temps d’arrêter la pratique du sport, ou de recourir aux nouvelles selles de vélo.

Les selles de vélo nouvelle tendance

Quand dans les années 2000 les sexologues voyaient des patients cyclistes atteints de troubles de l’érection leur devoir était de leur dire d’abandonner le vélo.

Mais peu à peu les fabricants de selles ont compris que ce problème allait un jour se savoir dans le milieu cycliste et ils ont pensé à faire d’abord des selles avec un creux au centre afin que le périnée ne touche plus la selle, puis ils ont fait carrément une échancrure médiane dans le sens de la longueur.

Une dernière solution était d’enlever le bec avant de la selle afin que seuls les ischions et leur protection musculaire touchent la selle. Ce type de selle, du fabricant français Proust, offre en outre l’avantage de pivoter légèrement à chaque coup de pédale qui en effet provoque une légère rotation du bassin.

Actuellement, même si encore beaucoup de cyclistes amateurs ne connaissent pas les méfaits du frottement du périnée sur la selle, dans les milieux sportifs le message est passé, et les selles échancrées se multiplient, et certaines marques de vélos haut de gamme les équipent d’emblée de telles selles.

L’IMPUISSANCE

INTRODUCTION

Scandale ! L’homme ne maîtrise pas son érection

Parmi les grandes énigmes de la physiologie humaine il y a l’absence de commande directe par l’homme de son érection. Je suis capable de commander mon stylo ou mon clavier d’ordinateur, mes doigts obéissent, je suis parfaitement capable de dire, à 18h15, je vais sauter, courir, écrire, mais je suis incapable de dire, à 18h15, je vais bander !

Voici le scandale physiologique qui a probablement hanté l’homme depuis le début de sa conscience. Et il est possible que cet « insoutenable légèreté de l’être » soit un des piliers de l’architecture de notre culture.

Nous possédons physiologiquement les systèmes de commandes pour les mains, les pieds ou les yeux, mais nous n’en avons pas pour le pénis. Il n’y a pas de nerf qui agisse volontairement sur l’érection. Voici une réalité incontournable qui comporte d’innombrables conséquences sur le comportement sexuel, et sur la relation conjugale.

Cela ne veux pas dire pour autant que nous ne pouvons pas provoquer une érection, mais nous le faisons de façon indirecte.

CONSÉQUENCES

Je constate que mon érection est indépendante de ma volonté. Je n’en suis pas directement responsable et l’autre ne peux donc pas l’exiger. En revanche, l’autre a une action déterminante sur mon érection. Nous pouvons ensemble préparer un espace temps favorable et j’ai besoin de son désir, de sa stimulation, pour avoir de grandes chances d’entrer en érection.

Mon érection est donc soumise au bon vouloir de l’autre et c’est pour cela que la masturbation est plus simple. En effet, dans mon fantasme, je fais faire à l’autre ce que je veux, mais dans la réalité, c’est plus compliqué, car l’autre ne répond pas forcément à mes attentes.

Je n’ai pas le pouvoir de bander, c’est l’autre qui a le pouvoir de me faire bander, ce qui change tout. C’est pour cela qu’il y a des femmes bandantes et des femmes non bandantes. Et c’est parfois bien éloigné de critères esthétiques. Une femme bandante est avant tout une femme qui exprime son désir et qui est donc active. Se pose alors le problème de l’activité sexuelle.

CAUSES ET FACTEURS AGGRAVANTS

Une étude chiffrée réalisée en France sur 1000 hommes de plus de 18 ans montre que 11% de la population souffre de troubles de l’érection, soit 2,2 millions d’hommes. Sur ces personnes :

  • chez 2/3 des gens, les troubles sont d’origine uniquement psychologique
  • 6% des cas ont des causes purement organiques
  • plus des 3/4 ne consultent pas
  • la moitié ne sait pas qu’il existe des traitements thérapeutiques

La cause majeure est donc à rechercher dans son environnement et son état d’esprit. N’en parler à personne semble un facteur aggravant.

Cette même enquête révèle les facteurs aggravants suivants :

  • un taux de cholestérol élevé
  • les troubles cardiovasculaires
  • la consommation d’alcool tous les jours

UN BILAN AVANT TOUTE CHOSE

Si vous consultez un médecin, la première étape sera une sorte d’interrogatoire médical. Celui-ci peut prendre la forme suivante :

  • Questions médicales
      • souffrez-vous d’hypertension ?
      • de problèmes cardiovasculaires ?
      • de problèmes urologiques ?
      • diabète ?
      • alcoolisme ?
      • êtes-vous sous traitement ?
  • Enquête sur les problèmes d’érection
      • avez-vous des problèmes pour obtenir l’érection ?
      • la maintenir ?
      • avez-vous des érections matinales ou nocturnes ?
      • pouvez-vous obtenir l’érection autrement (fantasmes, masturbations…) ?
      • y a-t-il des horaires privilégiés ?
      • sont-ils en accords avec ceux souhaités par votre partenaire ?
      • existe-t-il une déformation de la verge ?
  • Problèmes relationnels
      • avez-vous des problèmes relationnels avec votre partenaire ?
      • y a-t-il attirance sexuelle réciproque ?
      • votre partenaire est-elle sexuellement demandeuse ?
      • avez-vous le sentiment d’être rejeté par l’autre ?
      • parlez-vous de vos problèmes sexuels avec votre partenaire ?
      • votre partenaire désire-t-elle participer à la thérapeutique ?

Vous pouvez vous poser ces questions vous-même afin de tenter de détecter la ou les causes de vos troubles d’érection. N’en profitez tout de même pas pour ne pas consulter, ce questionnaire n’est qu’indicatif.

LA DÉMARCHE PSYCHOLOGIQUE

Le patient typique peut avoir les caractéristiques suivantes :

  • cadre stressé
  • sous sédatif léger
  • divorcé depuis 2 ans : errance sexuelle
  • nouvelle partenaire stable
  • tabac et alcool

Il s’agit de quelqu’un qui n’a pas un environnement et/ou une hygiène de vie très favorable à une vie sexuelle équilibrée. En particulier, le guette le cercle vicieux suivant : stress/anxiété -> peur de l’échec/dépression -> stress/anxiété. Ayant éventuellement du mal à dialoguer de ses problèmes avec sa partenaire, il s’enferme dans un mutisme qui risque de favoriser l’émergence de conflits.

L’ÉJACULATION PRÉCOCE

INTRODUCTION

L’éjaculation précoce touche beaucoup d’hommes ; 30% se disent concernés. Il s’agit souvent d’hommes jeunes ‘inexpérimentés’ ou d’hommes qui n’ont jamais eu l’occasion ou la chance d’avoir des relations sexuelles satisfaisantes avec une partenaire ouverte au dialogue. Il s’agit donc le plus souvent d’un problème d’apprentissage ou de compréhension. L’éjaculation précoce peut aussi être due à un stress passager, un changement de partenaire ou à une prise de certains médicaments. Les hommes maîtrisent plus ou moins bien le moment de leur orgasme et l’éjaculation précoce est une notion relative. Un homme qui jouit après 3 minutes satisfera une partenaire très réactive et frustrera une partenaire plus tardive. On ne parle d’éjaculation précoce que lorsque celle-ci intervient avant ou dans les toutes premières secondes de la pénétration. Ceux qui n’entrent pas dans ce cas de figure, mais qui se sentent néanmoins un peu trop « rapide à dégainer » peuvent s’intéresser avec profit à la suite.

IDÉES FAUSSES ET DESCRIPTION DU PHÉNOMÈNE

Idée fausse n°1 : L’éjaculation précoce est due à une hypersensibilité du pénis. Il faut donc diminuer les stimulations directes sur le pénis.

Idée fausse n°2 : L’éjaculateur précoce est un égoïste qui ne pense qu’à son plaisir et non à sa partenaire. Il faut donc lui apprendre à s’occuper de sa partenaire.

Idée fausse n°3 : L’éjaculateur précoce a des réflexes trop rapides. Il doit apprendre à les contrôler.

En fait s’il est vrai qu’une courte stimulation du pénis favorise l’EP (éjaculation précoce), il faut savoir qu’une stimulation prolongée du pénis entraîne une amélioration de ce symptôme. Sur le schéma n°2, en abscisse est placé le temps T, c’est le temps de stimulation directe du pénis et en particulier du gland, soit par caresses, soit par masturbation, soit par stimulations buccales. Un EP sait que certaines stimulations vont provoquer très rapidement l’éjaculation, c’est le cas de la pénétration. Alors que d’autres stimulations manuelles ou buccales vont être beaucoup plus facilement « contrôlées ».

En réalité ce n’est pas le contrôle qui s’opère mieux c’est le plaisir reçu par l’homme qui se fait dans de meilleures conditions. Nous verrons plus loin que cette attitude passive de réception favorise le fonctionnement d’un réflexe long qui retarde l’éjaculation. On a tendance a croire que l’EP est un égoïste qui ne pense qu’à son plaisir, et qu’il ne pense pas à sa partenaire. En fait, l’EP a très peu de plaisir car il est essentiellement axé sur le ‘donner’ et non sur le ‘recevoir’. Dans sa propension à être actif l’homme pense : pour satisfaire ma partenaire, je dois être actif, je dois m’oublier moi-même, ne pas penser à mon propre plaisir mais avant tout m’occuper de ma partenaire ne rien recevoir et tout donner. L’homme est alors ‘tout action’, ne cherche pas à recevoir du plaisir et c’est en grande partie pour cela qu’il est EP.

Sur le schéma  n°1, nous voyons qu’il existe deux réflexes : un réflexe court en rouge et le réflexe long en jaune.

Tout d’abord, comment fonctionne un réflexe. L’activité réflexe ressemble au fonctionnement d’un condensateur électrique qui se charge progressivement et qui, lorsqu’il arrive à saturation, se décharge brutalement. Ce dernier serait placé dans la moelle épinière. Une stimulation au niveau de la peau, par exemple, est dirigée jusqu’à la moelle et charge le condensateur. Lorsqu’il est chargé à son maximum, il se décharge brutalement et provoque le réflexe éjaculation. Tout ceci est parfaitement superposable au réflexe rotulien. Lorsque le médecin frappe avec son marteau réflexe juste en dessous de la rotule, cela provoque une stimulation du condensateur médullaire qui, lorsqu’il est saturé, va se décharger en envoyant un influx nerveux dans un muscle de la cuisse qui étendra la jambe.

Il est important de comprendre qu’il existe des conditions au cours desquelles ce réflexe se déclenchera pour une faible stimulation, alors que dans d’autres circonstances cela nécessitera une forte stimulation. De plus, pour une même stimulation la réponse réflexe peut être faible, normale, vive ou exagérée. Chez un sujet particulièrement placide, les réflexes seront plutôt lents. Si le sujet est nerveux ou angoissé, les réflexes sont plus vifs et, à l’extrême, exagérés. Lorsqu’il y a une lésion médullaire, c’est le cas des paraplégiques lorsque la connexion entre la tête et la partie inférieure du corps est sectionnée, le réflexe court fonctionne alors au maximum. Le condensateur est très petit, la moindre stimulation déclenche le réflexe.

Toute tentative de contrôle de ce réflexe est d’abord rigoureusement inefficace car nul ne sait arrêter un réflexe, mais en plus provoque un état de tension de surveillance qui aggrave toujours le problème.

Un éjaculateur précoce fonctionne un peu comme un paraplégique. En effet chez le paraplégique, la moelle épinière est coupée. Cela veut dire qu’il n’y a plus de connexion nerveuse entre la tête et la partie inférieure du corps. C’est la raison pour laquelle il ne peut pas bouger volontairement ses jambes. Mais curieusement ses réflexes, en particulier le reflex rotulien, est très vif. Ceci s’explique par le fait que du cerveau viennent des fibres nerveuses qui vont normalement ralentir le réflexe et justement ces fibres sont sectionnées.

Sur le schéma n°2, nous constatons qu’après le point T, la courbe redescend. Cela veut dire qu’après un certain temps de stimulation, l’activité réflexe est moins vive, moins rapide, plus facilement contrôlable.

Pour que cette 2° partie de la courbe puisse fonctionner, il faut que le réflexe long du schéma n°1 puisse fonctionner. En effet, nous remarquons que la stimulation sur le pénis, celle qui va activer directement le reflex court médullaire, va aussi monter jusqu’au cerveau et, là, activer des fibres descendantes qui, elles et elles seules, vont pouvoir calmer ce fameux réflexe éjaculateur.

Il convient d’ajouter à ces deux réflexes court et long, 2 nerfs qui vont avoir une action capitale dans le fonctionnement sexuel : le nerf Sympathique (NS) et le nerf para Sympathique (NPS).

Le NS est le nerf de l’action. C’est aussi le nerf du stress. Il est dominant au cours du réveil, il diminue l’érection et favorise l’éjaculation. Le NPS est le nerf du repos. Il est dominant au cours du sommeil, il favorise l’érection et retarde l’éjaculation.

Ces constatations physiologiques nous permettent de suggérer des comportements sexuels favorisant le traitement de l’éjaculation précoce.

Il convient donc de favoriser le réflexe long au détriment du réflexe court. Pour favoriser le réflexe long, les fibres ascendantes, celles qui vont du pénis au cerveau qui sont des fibres sensitives, celles qui assurent la perception du plaisir, la sensation, fonctionnent au mieux lorsque le sujet est au repos, non actif, plutôt passif qu’actif, dans une dominance PS au contraire ces fibres ascendantes sensitives sont inhibées pas le NS, donc par l’activité et le stress.

Plus précisément un EP est concentré sur sa partenaire, sur le plaisir de l’autre. Il est donc sur un mode actif, il est sous dominante S, ce qui va diminuer l’activité du réflexe long et donc favoriser l’EP.

L’EP a le sentiment que son pénis est trop sensible. Il va développer des systèmes complexes destinés à diminuer sa sensibilité, l’idéal pour lui étant de devenir un fakir, capable d’anesthésier une partie de son corps. Cette entreprise est bien aléatoire, mais toute tentative réussie allant dans ce sens diminuerait la sensibilité, la sensation, donc le plaisir et n’aurait pour conséquence que de bloquer le réflexe long et d’aggraver l’EP.

L’EP vit le plus souvent un enfer car sa sexualité n’est pas satisfaisante ni pour lui ni pour sa partenaire ce qui augmente son stress et aggrave la situation. Cependant, il reste persuadé qu’il existe un moyen de contrôler son éjaculation. Il veut donc y arriver à tout prix. Il a une volonté de réussite très marquée. Souvent dans la vie, l’EP réussi bien, c’est un battant, il est tonique, c’est un sympathico tonique, ce qui veux dire que, par rapport à la population normale, son NS est plus activé. C’est un actif voir un hyper actif et cela lui a bien réussi, aussi bien dans la vie sportive, que dans la vie professionnelle. Lorsqu’il pense réussite sexuelle, il est bien sûr tenté d’utiliser les mêmes lois, les mêmes voies nerveuses, les mêmes programmes. Il va réussir à la force du poignet sa sexualité comme il a réussi le reste, mais c’est là que la catastrophe commence. Car les lois ne sont pas les mêmes. La réussite sexuelle n’est pas sous dominante S elle est sous dominance PS les actifs sont pénalisés. Ceux qui pensent d’abord à leur partenaire aussi. Celui qui réussi sexuellement se laisse faire, il est plutôt passif et donc avec une partenaire active, il sait recevoir du plaisir avant d’en donner, ce qui favorise son érection et ralenti son éjaculation.

Mais l’hypertonique sympathique n’est pas un vaincu, il se bat, il veut gagner et redouble d’activité s’oublie de plus en plus est de plus en plus stressé, ce qui aggrave considérablement son état.

Nous voyons donc que l’EP a une très mauvaise connaissance de la physiologie sexuelle. Il s’est fait une idée du fonctionnement sexuel calqué sur la vie professionnelle ou sportive et ignore que le bon fonctionnement sexuel est à l’opposé de ce qu’il croit être généralement. Mais il s’obstine et s’enfonce dans son erreur, ce qui accroît son stress et les échecs répétés accroissent aussi son stress et donc son EP.

Il est probable que L’EP (éjaculation précoce) est aussi une difficulté pour l’homme à exprimer son agressivité face à sa partenaire sexuelle. Cette dimension n’est pas très simple à rationaliser, nous savons que la testostérone qui est l’hormone mâle est en même temps l’hormone du désir sexuel et de l’agressivité. Nous avons aujourd’hui des médicaments capables d’inhiber l’action de la testostérone, ce qui a pour effet de faire chuter le désir et l’agressivité. Désir et agressivité sont donc très liés et leur rôle dans la sexualité est majeur. Bien que modeste, la testostérone a une action sur l’érection, mais ne semble pas avoir d’action importante sur l’éjaculation.

En revanche, il est curieux de constater que l’EP est très rarement agressif vis à vis de sa partenaire sexuelle, bien qu’il puisse l’être dans sa vie professionnelle ou sportive.

L’EP est souvent un monsieur bien élevé. On lui appris qu’il fallait s’oublier pour se consacrer à sa partenaire mais également qu’il ne fallait pas chercher les conflits qu’il valait mieux les éviter, les fuir. En réalité, il se fait souvent marcher sur les pieds, car il ne sait pas gérer les conflits avec sa partenaire. Il est vrai que ce n’est pas simple d’aimer et savoir envoyer paître lorsque cela est nécessaire.

MÉTHODE DE L’APPRENTISSAGE SENSITIF

De la même manière qu’une personne « tient plus ou moins bien l’alcool », un homme « tient plus ou moins bien le plaisir ». Vaincre l’éjaculation précoce revient donc à s’habituer à résister à des « doses » d’excitation croissantes. Dans ce contexte, la méthode de l’apprentissage sensitif est une méthode qui permet de s’habituer à ses propres sensations et ainsi d’apprendre à mieux « résister » au plaisir. Cela se pratique nécessairement en couple et nécessite la compréhension et l’aide de votre partenaire.

Préparation de la séance

Pour chacune des séances, il est indispensable pour les deux partenaires d’avoir l’esprit dégagé de toute contingence matérielle et d’être relaxé. Créer un cadre adéquat en empêchant le téléphone ou les enfants de vous déranger, en oubliant les événements de la journée, les rendez-vous du lendemain. Évitez de prendre trois cafés serrés avant la séance. Prévoyez une durée suffisante sans interruption du type : j’ai faim, j’ai froid, j’ai envie de faire pipi. Si un bain ou une douche vous détend avant, n’hésitez pas. Vous pouvez également mettre de la musique et une lumière douce.

Étape 1

La position des partenaires pour cette séance doit être confortable et ne présenter aucune gène. Certains ouvrages préconisent la position suivante, bien qu’elle ne soit pas la seule. Votre partenaire s’assoit le dos appuyé contre la tête de lit. Vous vous allongez sur le dos devant elle, en passant les jambes sur ou sous les siennes afin qu’elle puisse « accéder » à votre sexe et votre ventre.

Votre partenaire va vous caresser le sexe et le bas ventre afin d’obtenir une érection. Le membre doit être raide et le gland décalotté. N’hésitez pas à parler pour expliquer ce que vous ressentez. Votre partenaire pourra ainsi apprendre à reconnaître, par l’observation et par les caresses qu’elle vous procure, les signes de votre excitation.

Si l’excitation devient trop importante, il faut la contrer. Certains préconisent pour cela le squeezing, d’autres, le simple fait de cesser toute excitation (appelé stop and go). Après quelques instants, lorsque l’excitation a diminué, votre partenaire peut reprendre ses caresses pour obtenir une nouvelle érection.

L’alternance des caresses et des pauses peut durer de nombreuses minutes. Durant cette séance, vous ne devez pas vous préoccuper du plaisir de votre partenaire et elle doit l’accepter. A la fin de la séance, si elle le désire, vous pouvez lui procurer du plaisir mais sans pénétration par votre verge. De même, si vous ne pouvez empêcher une éjaculation, elle devra avoir lieu sans pénétration. Cette étape pourra être suivie pendant plusieurs semaines.

Etape 2

Installez-vous comme précédemment. Votre partenaire vous amène à l’érection. Après deux ou trois pauses ou compressions, lorsque vous sentez que votre excitation n’est pas trop importante, elle peut venir s’accroupir sur votre verge et l’introduire doucement. Elle ne doit pas trop peser sur vous. N’hésitez pas à la guider. Maintenez cette position sans bouger en vous détendant le plus possible. L’objectif est de maintenir le plus longtemps possible cette pénétration sans éjaculation. Si l’excitation devient trop forte, votre partenaire se dégage et éventuellement exerce quelques pressions sur votre verge. Dès que possible, recommencez l’exercice. A l’inverse, si l’érection faiblit, votre partenaire peut contracter ses muscles périvaginaux pour exercer une pression sur votre verge. Chaque séance peut durer dix à vingt minutes. Cette deuxième étape peut également durer quelques semaines.

A l’issue de ces séances, vous devez avoir acquis une meilleure évaluation de votre excitation et, à défaut de résistance accrue, une meilleure sensation de vos signes avant coureurs, ce qui permet à votre partenaire de vous « calmer » avant de reprendre le coït.

APPLICATIONS LOCALES

Les zones réflexes de l’éjaculation sont à l’extrémité de la verge. On peut avoir recours à des anesthésiques locaux pour réduire la sensibilité du gland. Ces anesthésiques se présentent sous la forme de gel ou de spray. Ils sont à base de lidocaïne. L’inconvénient des ces produits est qu’ils jouent sur les deux partenaires en même temps. Ce qui fait durer l’homme, aura tendance à retarder la femme. Ceci ne résout donc qu’une partie de l’équation.

TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX

Il est possible de recourir à l’injection intracaverneuse. La substance déconnecte l’érection de l’orgasme. Ainsi l’érection perdure après l’éjaculation et permet de satisfaire la partenaire. L’intérêt est surtout de rompre le cycle échec-anxiété-échec.

Parfois sont prescrits des anxiolytiques, des neuroleptiques ou des inhibiteurs de la sérotonine. Rappelons que dans tous les cas de figure, il convient de consulter un médecin spécialiste.