LE VELO REND IMPUISSANT

Le vélo rend impuissant !

C’est parce que l’impuissance est devenue à une époque un fléau chez les cyclistes professionnels et chez les amateurs acharnés que certains médecins ont fait la relation entre impuissance et pratique intensive du vélo.

L’explication en était simple : le contact prolongé de la selle étroite et dure avec le périnée provoque un écrasement des artères du pénis et en particulier au niveau où se trouvent les clapets de fermeture de ces artères, qui ne se ferment plus complètement, et une fuite veineuse s’installe qui empêche l’érection de se maintenir.

Mais il y a pire !
Certains cyclistes se plaignaient d’insensibilité ou de fourmillement au niveau du pénis et dans ce cas il s’agit d’une atteinte neurologique ou neuromusculaire et c’est encore plus grave car les nerfs qui commandent l’érection sont alors abîmés.

La meilleure prévention pour éviter ces graves désagréments sont les selles, devenues courante maintenant, qui sont carrément échancrées en leur milieu dans le sens de la longueur : ainsi le périnée ne touche plus la selle.

Le vélo est-il un ennemi de l’homme ?

Les méfaits du vélo

Aucun sport ou loisir n’a eu autant d’engouement durant ces 30 dernières années que le cyclisme sous toutes ses formes.

Et depuis longtemps ceux qui passent beaucoup de temps sur leur vélo ont subi divers désagréments liés au contact trop prolongé de la selle du vélo avec l’entre-jambes appelé médicalement périnée.

Ce sont d’abord les professionnels et les semi-professionnels qui ont noté différents troubles, avant l’extension de la pratique par beaucoup d’amateurs.

Tout le monde a entendu parler des irritations du périnée qui conduisent souvent à l’apparition de furoncles douloureux, qui sont l’infection sévère de la base de poils.

Inconnu du public mais bien connu des anciens coureurs cyclistes il faut citer une curiosité appelé par les professionnels le troisième testicule et qui est une réaction à une irritation trop longue du périnée.

En fait il y a deux types bien distincts de troisième testicule :
• une tuméfaction solide, pleine d’un tissu inflammatoire qui se sclérose peu à peu
• un kyste contenant du liquide et qui est du point de vue médical un hygroma ischiatique

Un autre méfait du vélo

Depuis fort longtemps nombre de cyclistes faisant beaucoup de kilomètres se sont plaint de troubles parfois sévères de l’érection.

Mais ils n’avaient pas fait le lien entre leur problème sexuel et leur activité sportive et les médecins pas plus jusqu’à un passé récent.

Cependant, Un pionnier de la sexologie française, injustement oublié, Gérard Zwang, urologue de formation, qui a écrit le seul manuel de sexologie ayant jamais existé, malheureusement ancien et jamais remis à jour, a opéré dès les années 70 de nombreux patients cyclistes, en général professionnels ou semi-professionnel, pour réparer la fuite veineuse provoquée par le contact intensif et trop long entre la selle et le périnée.
Quelques urologues actuellement ont repris le flambeau et pratiquent cette opération, mais il faut savoir que si elle s’avère bien souvent efficace et redonne une bonne érection au patient opéré elle est souvent d’efficacité très limitée dans le temps, et donc, au final, plutôt décevante.

Mais il y a encore pire

En dehors des coureurs cyclistes qui peu à peu se voyaient devenir impuissants il y avait ceux qui pendant les courses ressentaient des sensations étranges ou inquiétantes : fourmillements dans le pénis, sensations bizarres, perte de la sensibilité, endormissement du pénis.

Dans ce cas-là c’est grave car il s’agit d’une atteinte neurologique ou neuro-musculaire qui indique que les nerfs de l’érection sont abîmés : il est alors grand temps d’arrêter la pratique du sport, ou de recourir aux nouvelles selles de vélo.

Les selles de vélo nouvelle tendance

Quand dans les années 2000 les sexologues voyaient des patients cyclistes atteints de troubles de l’érection leur devoir était de leur dire d’abandonner le vélo.

Mais peu à peu les fabricants de selles ont compris que ce problème allait un jour se savoir dans le milieu cycliste et ils ont pensé à faire d’abord des selles avec un creux au centre afin que le périnée ne touche plus la selle, puis ils ont fait carrément une échancrure médiane dans le sens de la longueur.

Une dernière solution était d’enlever le bec avant de la selle afin que seuls les ischions et leur protection musculaire touchent la selle. Ce type de selle, du fabricant français Proust, offre en outre l’avantage de pivoter légèrement à chaque coup de pédale qui en effet provoque une légère rotation du bassin.

Actuellement, même si encore beaucoup de cyclistes amateurs ne connaissent pas les méfaits du frottement du périnée sur la selle, dans les milieux sportifs le message est passé, et les selles échancrées se multiplient, et certaines marques de vélos haut de gamme les équipent d’emblée de telles selles.

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