Le triste cas de monsieur Sébastien P.

Je n’ai pas connu d’autres femmes avant mon mariage à l’âge de 25 ans. J’avais l’impression que mon couple fonctionnait bien, nous étions très complices dans la plupart des domaines et la vie ensemble était très agréable, y compris la vie sexuelle.

Jusqu’à ce que ma femme commence à me faire des réflexions après chaque rapport, du genre : « c’est un peu court » ou « j’aurais préféré que ça dure plus longtemps » puis : « c’est décevant » et « ça devient frustrant » et enfin : « c’est encore raté » et finalement : « je préfère rien du tout plutôt qu’un fiasco inévitable »

Il a donc fallu que ma femme insiste lourdement et longuement pour que je comprenne qu’avec ma moyenne de trente seconde de pénétration avant éjaculation je n’étais pas à la hauteur de ses attentes.
C’est elle, avec son franc-parler, qui m’a catalogué d’éjaculateur précoce, et je ne m’en doutais absolument pas, car d’une part je n’avais jamais entendu ce mot, et d’autre part je n’avais jamais rien entendu sur le sujet ni jamais rien lu sur la sexualité.

Poussé par ma femme je suis donc allé consulter, à reculons je dois le dire, et notre choix s’est porté sur un psychiatre psychanalyste.

Je suis allé le voir chaque semaine, bien régulièrement, et au bout de quinze ans mon problème n’avait pas évolué du tout. Oui, je suis allé pendant 15 ans chaque semaine voir ce psychanalyste !

Pendant ce temps-là nous avons eu deux enfants puis les rapports sexuels se sont faits de plus en plus rares pour devenir épisodiques, car ma femme est chaque fois déçu et frustré et moi encore plus de sorte que chacun de nous esquive au maximum l’instant redouté du rapport sexuel.

Puis, de nouveau poussé par ma femme qui avait lu un article sur le sujet, j’ai consulté un sexologue.
Quand je lui ai dit que les quinze passés en psychanalyse m’avaient fait le plus grand bien il m’a à juste titre fait remarquer que c’était un exploit car tout de même j’avais consulté pour un problème initial qui n’était toujours pas réglé, après quinze ans de thérapie !!

En tout cas, après quelques semaines ce sexologue m’a métamorphosé, grâce à un médicament très simple d’utilisation, car je suis passé de mes pauvres 30 secondes de pénétration avant éjaculation à 6 minutes en moyenne, et parfois bien plus.
Je suis complètement épanoui, ma femme aussi, c’est pour nous un renouveau qui se mesure facilement au grand nombre de rapports sexuels qui se situe dans la moyenne de notre début de vie commune.

Ensuite, grâce à une méthode de rééducation réalisée dans ce cabinet médical, j’ai pu diminuer le médicament jusqu’à l’arrêter.
Je suis donc guéri de ma maladie, car même si l’éjaculation précoce n’est pas une maladie, pour moi c’était la pire des maladie !

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