Fuite caverneuse : l’angle alpha

INTRODUCTION

L’objectivation de la fuite caverneuse est controversée, son existence même est contestée. La cavernosométrie dynamique constitue sa seule mesure, elle a l’inconvénient d’avoir lieu au cours d’une érection artificielle, d’être invasive, et donc d’entraîner un stress susceptible de majorer la fuite physiologique. De plus, l’injection d’une substance vaso-active provoque une augmentation inconnue du débit d’entrée ; et la perfusion d’un liquide n’ayant pas la même viscosité du sang constitue une autre source d’erreur. D’où l’intérêt de tenter d’objectiver la fuite au cours d’une érection physiologique par exemple au cours du sommeil.

MATÉRIEL

La pression intra-caverneuse (PIC) est mesurée de façon non invasive et en continu par une technique validée. Le débit artériel est mesuré par photopléthysmographie (P.P.G.) dont nous présentons ici une étude basique. Le volume est assimilé à une variation de la circonférence, mesuré par jauge de contrainte au mercure.

TECHNIQUE

Grâce à la mesure simultanée des variations du débit d’entrée et de la PIC, nous déterminons l’angle alpha qui est formé par la pente de ces deux courbes, cet angle est proportionnel à l’importance de la fuite car à volume constant toute augmentation du débit d’entrée doit nécessairement entraîner une augmentation de la PIC.

Fuite Caverneuse 01

CONCLUSION

Nous proposons la mesure de l’angle alpha pour quantifier la fuite dans des conditions physiologiques au cours du sommeil.