Pression intracaverneuse : muscles IC

 

INTRODUCTION

Nous cherchons à mettre en évidence le rôle des muscles ischio-caverneux (IC) au cours du coït. Comme il est difficile de pratiquer des mesures physiologiques au cours du coït nous l’avons fait au cours de la masturbation.

MATÉRIEL et MÉTHODE

Nous mesurons simultanément la pression intra caverneuse (PIC), l’EMG périnéal, et les mouvements de la main. Puis la même expérience est refaite après anesthésie du nerf dorsal.

1°) La PIC est mesurée à l’aide d’un brassard hydraulique validé ;

2°) Les mouvements du poignet sont enregistrés à l’aide d’une jauge de contrainte au mercure dont une extrémité est fixée sur l’abdomen et l’autre extrémité est fixée au poignet ;

3°) L’EMG des muscles IC est enregistrée à l’aide d’électrodes de contact ;

4°) L’anesthésie du nerf dorsal est obtenue par 2 CC de xylocaïne un centimètre en avant du pubis.

RÉSULTATS

On observe une élévation importante de la PIC pour chaque mouvement de va et vient, variant de 100 à 500 mm Hg. La contraction des muscles périnéaux est parfaitement synchrone de cette élévation de la PIC. L’élévation brutale de la PIC se produit bien lorsque la main atteint le gland. Il n’y a pas de contraction des IC au cours de la stimulation proximale du pénis. Après anesthésie du nerf dorsal on constate une absence de contraction des muscles IC et une très faible élévation de pression au cours des mouvements.

DISCUSSION

Il apparaît donc que l’EMG des muscles IC est parfaitement en phase avec les mouvements de la main du sujet, lesquels sont parfaitement en phase avec des pics de PIC.

La masturbation n’est pas similaire au coït mais s’en rapproche, il est probable que le même mécanisme se produise au cours de la pénétration en raison des variations de pression que subit le gland en raison de la musculature péri vaginale laquelle entraîne une zone de haute pression pour le gland dans le 1/3 externe alors que dans les 2/3 internes du vagin représente une zone de basse pression.

L’anesthésie du nerf dorsal suggère que l’élévation de la PIC est bien la conséquence de la contraction réflexe des muscles IC et non de la pression directe de la main sur les corps caverneux puisque au cours de la 2° expérience l’élévation de la PIC reste très faible.